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100) CHANGEMENT.


Attention !


Petit changement.


Le prochain texte n° 43 sera sur :


http://www.lemiroirdutemps.com/


(Dans la catégorie : "RÉFLÉCHIR A LA VIE")





Posté le 13/10/2008 | 94 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

42) Sans Queue ni Tête ! Le paradoxe du Mal.




 
Le paradoxe du Mal.


(C'est une image connue!)

      la fin du texte sur les Interdits et les Tabous, j'avais terminé en parlant de la nécessité du transgressant, autrement dit la nécessité du hors-la-loi.

      Le transgressant n'est pas seulement le voyou, il y en a dans toutes les strates d'un peuple. Le transgressant c'est celui qui enfreint toutes les grandes règles morales, éthiques ou civiles d'une société, des lois au sens universel du terme.


     Le Mal est la dimension sans laquelle le Bien n'existerait pas. Il faut comprendre le sens profond du Mal si nous voulons comprendre le sens de notre évolution.

     Kant a dit : "Agis de telle sorte que la maxime de la volonté puisse être érigée en loi universelle."

     Un humain peut transgresser la morale ou l'éthique tout en restant dans le cadre de la loi.

     Mais oui! voici des exemples très actuels:

     - Un employeur peut payer ses employés au plus bas salaire légal même s'il sait qu'ils ne pourront pas vivre avec, de façon décente.
     - Une personne aisée va détourner la tête devant un sans-abri
     Vous en voulez d'autres... Non, vous avez bien compris que le transgressant n'est pas forcément celui qui rafle le sac d'une dame âgée ou pas!

     Egoïsme!!!

     Même si nous sommes obligés de reconnaître que le Mal est un mécanisme pour l'évolution, il ne faut en aucun cas le valoriser ou l'accepter, mais le combattre.
    Pour le combattre, il faut en déchiffrer les fonctionnements négatifs qui permettent à quelqu'un d'abuser de ses semblables

     Socrate a dit : " Seul celui qui comprend la beauté du pardon est capable de juger ses semblables."

     Nous nous trouvons devant un paradoxe étrange où le Mal et le transgressant sont nécessaires et en même temps automatiquement condamnables.

     En améliorant notre compréhension de la transgression on peut améliorer les systèmes d'éducation et de pénalisations.

     John Stuart Mill, grand penseur du libéralisme a dit : "Si quelqu'un commet un acte nuisible pour les autres, il y a une raison "prima facie" de le punir par la loi et si des sanctions légales ne sont pas applicables, on peut sans danger faire appel à la désapprobation générale."
     Quand il parle de désapprobation générale, il est clair qu'il désigne directement les médias.
     Normalement, ce serait aux médias de traquer et de désigner, sans tenir compte de tels ou tels intérêts ( pour que cessent certaines transgressions autorisées) de parler de certaines dictatures, des abus des célébrités... (pas interdit d'en trouver d'autres!)

     Lorsque le travail d'information n'est pas fait, le peuple à tendance à considérer ces abus comme une normalité.

     Si l'humain veut progresser vers plus d'humanité et ne pas régresser vers l'animalité, les transgressions ne doivent pas rester impunies.

     Il serait possible de tracer une histoire de la transgression à partir de nos instincts naturels devenus des interdits naturels, des tabous en y incluant les transgressants et les législateurs.
     On constaterait que le filet se resserre sur la liberté de transgresser.

     S. Freud a dit : " La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions."

     Il est nécessaire de considérer comme un outil de construction vers une perfection,  l'ensemble des défauts que nous avons hérité de notre nature primitive.

(Illustration trouvée sur Internet - Beaucoup de ceux qui passeront ici connaissent aussi cette image! ne serait-elle pas un peu "à l'envers" ? Paradoxe?)





Posté le 12/10/2008 | 127 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

41) Sans Queue ni Tête ! Interdits et tabous.



     Interdits... Tabous...



(Image Internet - Il existe une autre affiche plus complète, je ne l'ai pas trouvée! si vous l'avez dans vos images, je la mettrai avec plaisir.)


     Le système des "interdits" va chercher ses racines dans les lois de la nature.

     La création des "interdits" est une des pierres fondamentales de l'humanité et en même temps le "pacte" principal du passage de l'animal à l'humain.
     C.G Jung a dit : "Le terme d'instinct s'applique selon moi à tout processus psychique dont l'énergie n'est pas dominée par la conscience."

     Aristote a dit : " Ce qui distingue l'homme d'une manière spéciale, c'est qu'il perçoit le bien et le mal, le juste et l'injuste et tous les sentiments du même ordre.

    Pour se débarrasser de certains instincts originels et pouvoir de cette façon se différencier des autres primates, l'humain  a progressivement déclaré "illégitimes" des actes qui seraient "légitimes "dans la nature comme la prédation, la domination ... etc ...
    Exemple : Entre ce qu'interdit d'un coup de dents le chimpanzé dominant au chimpanzé de position inférieure et les nombreuses lois gérant le monde humain, il y a eu une multitude d'étapes nécessaires.

    Ce système d'interdits est fait pour évoluer en permanence de façon à faire émerger lentement mais sûrement notre humanité (???)

    John Locke a dit : " La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir, mais les maux présents triomphent d'elle."

    La première forme de prohibition d'actes humains ce sont les "tabous"
    Le "tabou" est une interdiction d'ordre magico-religieux qu'il ne faut pas transgresser sous peine de recevoir une punition surnaturelle.
    A notre connaissance le système des tabous est sans doute un des premiers actes servant à séparer les actions des humains en "bonnes actions" ou en "mauvaises actions interdites".

    Les deux systèmes d'interdits que sont le droit et la morale religieuse sont devenus des écrits et très souvent des écrits définitifs.
    Les premières formes de gouvernement ou d'administration ont établi les bases de ce que sont de nos jours les législations et le droit civil. Le plus ancien écrit connu de nos jours est le code Hammourabi*.

    Un ensemble de tabous et d'interdits se sont unis pour humaniser l'être humain et arriver à ce que nous sommes maintenant(?!?!?!?). Les grandes religions ont imposé leurs morales et leurs lois, deux outils de compression qui s'additionnent pour obliger l'être humain à maîtriser ses instincts.
    Ces deux outils de compression ont vu au fil du temps disparaître certains tabous et certains instincts contrairement à la législation qui ne cesse d'évoluer. Les interdits religieux sont de plus en plus remplacés par des interdits laïques.
    Il y a pourtant un décalage dans cette passation de pouvoirs, les lois laïques ne sont pas assez efficaces pour remplacer totalement la morale religieuse.

    Paine a dit : " Mon pays est le monde et ma religion est de faire le bien."

     Les humains ont toujours essayé d'améliorer ce système d'interdits avec l'aide des législateurs, des moralistes, des juges, des gardiens de la paix (généralité), mais aussi avec les "transgressants", ceux qui pour satisfaire des tendances ou des intérêts égoïstes enfreignent les lois en vigueur
     Le transgressant participe lui aussi par le négatif à l'évolution de l'humain. Il est l'outil du "mal" et l'artisan de sa propre perte.

    F.Nietzsche a dit : "Le châtiment est fait pour améliorer celui qui châtie."

*Code Hammourabi ou Hammurabi : un ensemble de lois gravées dans du basalte pour le roi de Babylone (Je n'ai pas le temps de vérifier mais je pense que ce devait être en 1750 avant J.C. Correction autorisée!)




 


Posté le 10/10/2008 | 117 consultations | 8 commentaires | Voir et commenter l'article

40) Sans Queue ni Tête : Le pouvoir.



                            Le pouvoir

(Image glanée quelque part sur Internet)


      Hobbes pense que la puissance est la capacité d'action d'un individu ou d'un groupe, considérée comme une capacité naturelle.
Le pouvoir désigné quant à lui, est une puissance investie du droit.


      Peut-on différencier le pouvoir de la puissance?


      Weber distingue trois origines du pouvoir :
          - Le pouvoir traditionnel qui s'appuie sur les coutumes
          - Le pouvoir charismatique  qui s'appuie sur le charisme d'une personne
          - Le pouvoir légal qui s'appuie sur les lois en vigueur


      Existe-t-il d'autres origines du pouvoir?


      Dans la "République" de Platon, Glaucon, un des personnages raconte une fable où le berger Gypès profite de l'invisibilité conférée par un anneau magique pour séduire la Reine, tuer le Roi et s'emparer du pouvoir.
      Dans cette fable, le pouvoir trouve son origine dans une injustice, avec Glaucon le droit est fondé sur la violence et l'usurpation.


      Si le pouvoir peut se fonder sur une injustice, comment peut-il prétendre être la source du droit?


      Le pouvoir politique véritablement juste est celui qui est soumis à la raison et remis entre les mains de celui qui connaît la justice : le philosophe (selon Platon)


       Plus qu'une expression de la force, le pouvoir désigné est une maîtrise des signes, tout comme Machiavel qui invite le Prince à "jouer" des signes du pouvoir, avant de faire usage de la force.

       Le pouvoir n'est pas une substance ou une force, il repose sur l'usage des signes et de la lecture qu'en fait le peuple.


       Pascal admet qu'il convient de respecter le pouvoir des hommes pour ce qu'il est, c'est à dire un pouvoir qui repose sur des conventions, contrairement au pouvoir de Dieu.


      Les grandeurs humaines sont des grandeurs d'établissement, autrement dit des grandeurs temporelles.


      Pouvoir?


      Vanité?


      Vanité du pouvoir?


(Image glanée, je ne sais où sur Internet, mettez vos lunettes c'est écrit dessus!)




Posté le 06/10/2008 | 207 consultations | 16 commentaires | Voir et commenter l'article

39) Sans Queue ni Tête ! L'irrationnel.

      

               L'irrationnel.


       Un texte pour Jean
       à qui je donne des migraines en le faisant trop réfléchir.
       Je lui ai demandé de choisir lui-même "un nouveau thème" et je pense qu'il peut d'ores et déjà préparer le précieux petit comprimé anti-douleur!



(Image Internet - Expliquer de façon rationnelle)

      En général, nous considérons comme irrationnel tout ce que nous ne comprenons pas, tout ce que la raison ne peut pas expliquer de façon rationnelle (exemple : la foi...).

      L'irrationnel n'est pas "mystérieux" à tout jamais, il est ce que la raison n'a pas encore expliqué et qu'elle expliquera un jour parce que la raison, par principe peut tout expliquer.


      Pour le croyant, il est facile de penser que la raison ne peut pas saisir le mystère de la foi.
      Pour les philosophes des Lumières, la religion est contraire à la raison et relève de la superstition.
      Pour croire, il faut renoncer à soumettre la foi à l'examen critique de la raison.


      Les grands docteurs de l'Eglise font la synthèse de la foi et de la raison, tandis que les philosophes rationalistes, tel Descartes et Spinoza, postulent l'existence d'un Dieu créateur.


       Friedrich Hegel dit : "La religion représente l'esprit absolu non seulement pour l'intuition et la représentation, mais aussi pour la pensée et la connaissance." et il dit aussi : "Tout ce qui est réel est rationnel."


       Nous tenons pour acquis que toute connaissance se veut rationnelle et que tout ce qui est irrationnel ne peut pas être "une connaissance".


       Pourrions-nous considérer la croyance comme une limite à la raison?


      Nous pouvons être abusé par nos sens, croire qu'on rêve et que ce que nous ressentons et la réalité, mais nous pouvons nous tromper nous-mêmes en tenant pour vraies des opinions fausses.

       La raison peut donc se tromper! l'humain n'est pas infaillible et il peut être la proie d'un "malin génie" et c'est en reconnaissant qu'il se trompe qu'il devient vraiment rationnel.


       La raison a le pouvoir d'éviter les erreurs, en partant du doute il est possible de déduire une première certitude. Vous connaissez: "Je pense donc je suis!",  Descartes nous montre comment passer du doute à la certitude dans les "Méditations".


      Les sciences nous montrent bien souvent que la limite entre ce qui est la raison et ce qui n'est pas la raison n'est pas formellement établie. Les Pythagoriciens ont découvert une grandeur (exemple :racine de 2) pour laquelle il n'existe pas de nombre rationnel.

      Pascal dit que l'entendement humain est "fini" et qu'il ne peut pas rendre pleinement la "notion d'infini".

      L'infini peut paraître une "borne" de la raison humaine...



(Image Internet - L'infini. Où  sont les "bornes" de la raison de l'humain?)

      Notre raison aurait-elle des limites?


       L'imagination et les passions peuvent s'opposer à la raison lorsqu'elles sont dominantes. Nous les qualifions souvent d'irrationnelles parce qu'elles peuvent altérer notre raison, mais il faut admettre qu'elles sont rationnelles par les explications dictées par la raison (tout compris là? Ou c'est irrationnel?)


       Jean-Jacques Rousseau a écrit : "Nos passions sont les principaux instruments de notre conservation : c'est donc une entreprise aussi vaine que ridicule de devoir les détruire."


       L'irrationnel ne serait-il qu'un produit de notre esprit?


   L'irrationnel est-il seulement l'incompréhensible?



(Image Internet - Irrationnel ? Incompréhensible?)


       "L'ineffable" auquel nous attribuons bien des "vertus", ne serait alors qu'une fiction forgée par notre conscience. Nous pourrions dire que "l'ineffable" n'est qu'une pensée obscure qui devient claire lorsqu'elle a trouvé la façon (ou le mot) pour le dire.


        L'irrationnel ne serait-il qu'un défaut de notre raison sans réalité en lui-même?


        Serait-il possible que l'irrationnel ne soit que le produit de notre raison?


        Selon Kant "la critique a pour but de fixer les limites de la connaissance, afin de comprendre ce que notre raison peut légitimement connaître."

        Il existe au-delà de l'expérience sensible, un domaine inaccessible qui pourrait être qualifié de pure possibilité pour notre entendement.

        Kant veut bien tout de même admettre l'idée d'un Dieu et même la nécessité morale de cette idée, mais il ne peut pas prouver Son existence ou Sa non-existence.

       René descartes dans les "Méditations" : "Au reste, de quelque preuve et argument que je me serve, il en faut toujours revenir là, qu'il n'y a que les choses que je conçois clairement et distinctement qui aient la force de me persuader entièrement."




(Photo Internet - Enoncer clairement? Concevoir clairement? Avec un SMS???)

        L'irrationnel est constitué par notre raison qui a ses propres limites, il n'est pas exactement son contraire comme nous l'entendons dire si souvent!




Posté le 03/10/2008 | 142 consultations | 19 commentaires | Voir et commenter l'article

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