
la fin du texte sur les Interdits et les Tabous, j'avais terminé en parlant de la nécessité du transgressant, autrement dit la nécessité du hors-la-loi.
Le transgressant n'est pas seulement le voyou, il y en a dans toutes les strates d'un peuple. Le transgressant c'est celui qui enfreint toutes les grandes règles morales, éthiques ou civiles d'une société, des lois au sens universel du terme.
Le Mal est la dimension sans laquelle le Bien n'existerait pas. Il faut comprendre le sens profond du Mal si nous voulons comprendre le sens de notre évolution.
Kant a dit : "Agis de telle sorte que la maxime de la volonté puisse être érigée en loi universelle."
Un humain peut transgresser la morale ou l'éthique tout en restant dans le cadre de la loi.
Mais oui! voici des exemples très actuels:
- Un employeur peut payer ses employés au plus bas salaire légal même s'il sait qu'ils ne pourront pas vivre avec, de façon décente.
- Une personne aisée va détourner la tête devant un sans-abri
Vous en voulez d'autres... Non, vous avez bien compris que le transgressant n'est pas forcément celui qui rafle le sac d'une dame âgée ou pas!
Egoïsme!!!
Même si nous sommes obligés de reconnaître que le Mal est un mécanisme pour l'évolution, il ne faut en aucun cas le valoriser ou l'accepter, mais le combattre.
Pour le combattre, il faut en déchiffrer les fonctionnements négatifs qui permettent à quelqu'un d'abuser de ses semblables
Socrate a dit : " Seul celui qui comprend la beauté du pardon est capable de juger ses semblables."
Nous nous trouvons devant un paradoxe étrange où le Mal et le transgressant sont nécessaires et en même temps automatiquement condamnables.
En améliorant notre compréhension de la transgression on peut améliorer les systèmes d'éducation et de pénalisations.
John Stuart Mill, grand penseur du libéralisme a dit : "Si quelqu'un commet un acte nuisible pour les autres, il y a une raison "prima facie" de le punir par la loi et si des sanctions légales ne sont pas applicables, on peut sans danger faire appel à la désapprobation générale."
Quand il parle de désapprobation générale, il est clair qu'il désigne directement les médias.
Normalement, ce serait aux médias de traquer et de désigner, sans tenir compte de tels ou tels intérêts ( pour que cessent certaines transgressions autorisées) de parler de certaines dictatures, des abus des célébrités... (pas interdit d'en trouver d'autres!)
Lorsque le travail d'information n'est pas fait, le peuple à tendance à considérer ces abus comme une normalité.
Si l'humain veut progresser vers plus d'humanité et ne pas régresser vers l'animalité, les transgressions ne doivent pas rester impunies.
Il serait possible de tracer une histoire de la transgression à partir de nos instincts naturels devenus des interdits naturels, des tabous en y incluant les transgressants et les législateurs.
On constaterait que le filet se resserre sur la liberté de transgresser.
S. Freud a dit : " La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions."
Il est nécessaire de considérer comme un outil de construction vers une perfection, l'ensemble des défauts que nous avons hérité de notre nature primitive.

(Illustration trouvée sur Internet - Beaucoup de ceux qui passeront ici connaissent aussi cette image! ne serait-elle pas un peu "à l'envers" ? Paradoxe?)

Interdits... Tabous...

(Image Internet - Il existe une autre affiche plus complète, je ne l'ai pas trouvée! si vous l'avez dans vos images, je la mettrai avec plaisir.)
Le système des "interdits" va chercher ses racines dans les lois de la nature.
La création des "interdits" est une des pierres fondamentales de l'humanité et en même temps le "pacte" principal du passage de l'animal à l'humain.
C.G Jung a dit : "Le terme d'instinct s'applique selon moi à tout processus psychique dont l'énergie n'est pas dominée par la conscience."
Aristote a dit : " Ce qui distingue l'homme d'une manière spéciale, c'est qu'il perçoit le bien et le mal, le juste et l'injuste et tous les sentiments du même ordre.
Pour se débarrasser de certains instincts originels et pouvoir de cette façon se différencier des autres primates, l'humain a progressivement déclaré "illégitimes" des actes qui seraient "légitimes "dans la nature comme la prédation, la domination ... etc ...
Exemple : Entre ce qu'interdit d'un coup de dents le chimpanzé dominant au chimpanzé de position inférieure et les nombreuses lois gérant le monde humain, il y a eu une multitude d'étapes nécessaires.
Ce système d'interdits est fait pour évoluer en permanence de façon à faire émerger lentement mais sûrement notre humanité (???)
John Locke a dit : " La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir, mais les maux présents triomphent d'elle."
La première forme de prohibition d'actes humains ce sont les "tabous"
Le "tabou" est une interdiction d'ordre magico-religieux qu'il ne faut pas transgresser sous peine de recevoir une punition surnaturelle.
A notre connaissance le système des tabous est sans doute un des premiers actes servant à séparer les actions des humains en "bonnes actions" ou en "mauvaises actions interdites".
Les deux systèmes d'interdits que sont le droit et la morale religieuse sont devenus des écrits et très souvent des écrits définitifs.
Les premières formes de gouvernement ou d'administration ont établi les bases de ce que sont de nos jours les législations et le droit civil. Le plus ancien écrit connu de nos jours est le code Hammourabi*.
Un ensemble de tabous et d'interdits se sont unis pour humaniser l'être humain et arriver à ce que nous sommes maintenant(?!?!?!?). Les grandes religions ont imposé leurs morales et leurs lois, deux outils de compression qui s'additionnent pour obliger l'être humain à maîtriser ses instincts.
Ces deux outils de compression ont vu au fil du temps disparaître certains tabous et certains instincts contrairement à la législation qui ne cesse d'évoluer. Les interdits religieux sont de plus en plus remplacés par des interdits laïques.
Il y a pourtant un décalage dans cette passation de pouvoirs, les lois laïques ne sont pas assez efficaces pour remplacer totalement la morale religieuse.
Paine a dit : " Mon pays est le monde et ma religion est de faire le bien."
Les humains ont toujours essayé d'améliorer ce système d'interdits avec l'aide des législateurs, des moralistes, des juges, des gardiens de la paix (généralité), mais aussi avec les "transgressants", ceux qui pour satisfaire des tendances ou des intérêts égoïstes enfreignent les lois en vigueur
Le transgressant participe lui aussi par le négatif à l'évolution de l'humain. Il est l'outil du "mal" et l'artisan de sa propre perte.
F.Nietzsche a dit : "Le châtiment est fait pour améliorer celui qui châtie."
*Code Hammourabi ou Hammurabi : un ensemble de lois gravées dans du basalte pour le roi de Babylone (Je n'ai pas le temps de vérifier mais je pense que ce devait être en 1750 avant J.C. Correction autorisée!)

L'irrationnel.
Un texte pour Jean
à qui je donne des migraines en le faisant trop réfléchir.
Je lui ai demandé de choisir lui-même "un nouveau thème" et je pense qu'il peut d'ores et déjà préparer le précieux petit comprimé anti-douleur!

(Image Internet - Expliquer de façon rationnelle)
En général, nous considérons comme irrationnel tout ce que nous ne comprenons pas, tout ce que la raison ne peut pas expliquer de façon rationnelle (exemple : la foi...).
L'irrationnel n'est pas "mystérieux" à tout jamais, il est ce que la raison n'a pas encore expliqué et qu'elle expliquera un jour parce que la raison, par principe peut tout expliquer.
Pour le croyant, il est facile de penser que la raison ne peut pas saisir le mystère de la foi.
Pour les philosophes des Lumières, la religion est contraire à la raison et relève de la superstition.
Pour croire, il faut renoncer à soumettre la foi à l'examen critique de la raison.
Les grands docteurs de l'Eglise font la synthèse de la foi et de la raison, tandis que les philosophes rationalistes, tel Descartes et Spinoza, postulent l'existence d'un Dieu créateur.
Friedrich Hegel dit : "La religion représente l'esprit absolu non seulement pour l'intuition et la représentation, mais aussi pour la pensée et la connaissance." et il dit aussi : "Tout ce qui est réel est rationnel."
Nous tenons pour acquis que toute connaissance se veut rationnelle et que tout ce qui est irrationnel ne peut pas être "une connaissance".
Pourrions-nous considérer la croyance comme une limite à la raison?
Nous pouvons être abusé par nos sens, croire qu'on rêve et que ce que nous ressentons et la réalité, mais nous pouvons nous tromper nous-mêmes en tenant pour vraies des opinions fausses.
La raison peut donc se tromper! l'humain n'est pas infaillible et il peut être la proie d'un "malin génie" et c'est en reconnaissant qu'il se trompe qu'il devient vraiment rationnel.
La raison a le pouvoir d'éviter les erreurs, en partant du doute il est possible de déduire une première certitude. Vous connaissez: "Je pense donc je suis!", Descartes nous montre comment passer du doute à la certitude dans les "Méditations".
Les sciences nous montrent bien souvent que la limite entre ce qui est la raison et ce qui n'est pas la raison n'est pas formellement établie. Les Pythagoriciens ont découvert une grandeur (exemple :racine de 2) pour laquelle il n'existe pas de nombre rationnel.
Pascal dit que l'entendement humain est "fini" et qu'il ne peut pas rendre pleinement la "notion d'infini".
L'infini peut paraître une "borne" de la raison humaine...

Notre raison aurait-elle des limites?
L'imagination et les passions peuvent s'opposer à la raison lorsqu'elles sont dominantes. Nous les qualifions souvent d'irrationnelles parce qu'elles peuvent altérer notre raison, mais il faut admettre qu'elles sont rationnelles par les explications dictées par la raison (tout compris là? Ou c'est irrationnel?)
Jean-Jacques Rousseau a écrit : "Nos passions sont les principaux instruments de notre conservation : c'est donc une entreprise aussi vaine que ridicule de devoir les détruire."
L'irrationnel ne serait-il qu'un produit de notre esprit?
L'irrationnel est-il seulement l'incompréhensible?

(Image Internet - Irrationnel ? Incompréhensible?)
"L'ineffable" auquel nous attribuons bien des "vertus", ne serait alors qu'une fiction forgée par notre conscience. Nous pourrions dire que "l'ineffable" n'est qu'une pensée obscure qui devient claire lorsqu'elle a trouvé la façon (ou le mot) pour le dire.
L'irrationnel ne serait-il qu'un défaut de notre raison sans réalité en lui-même?
Serait-il possible que l'irrationnel ne soit que le produit de notre raison?
Selon Kant "la critique a pour but de fixer les limites de la connaissance, afin de comprendre ce que notre raison peut légitimement connaître."
Il existe au-delà de l'expérience sensible, un domaine inaccessible qui pourrait être qualifié de pure possibilité pour notre entendement.
Kant veut bien tout de même admettre l'idée d'un Dieu et même la nécessité morale de cette idée, mais il ne peut pas prouver Son existence ou Sa non-existence.
René descartes dans les "Méditations" : "Au reste, de quelque preuve et argument que je me serve, il en faut toujours revenir là, qu'il n'y a que les choses que je conçois clairement et distinctement qui aient la force de me persuader entièrement."

(Photo Internet - Enoncer clairement? Concevoir clairement? Avec un SMS???)
L'irrationnel est constitué par notre raison qui a ses propres limites, il n'est pas exactement son contraire comme nous l'entendons dire si souvent!


( Image Internet)
Le mot volonté désigne la disposition d'une personne à agir selon des déterminations personnelles et conscientes, soumises à des fins intentionnelles impliquant une délibération.
Est-il possible de reconnaître ou de distinguer l'acte volontaire?
Si l'on en croit Epictète, "nous agissons volontairement sur les actions qui dépendent de nous, mais nous ne pouvons pas agir sur ce qui n'est pas en notre pouvoir" ( par exemple "le destin").
Le contraire le plus évident est le réflexe qui est immédiat et qui se produit en quelque sorte "sans nous" ou "malgré nous" (par exemple rougir ou cligner des paupières...)
Notre volonté pourrait-elle être un désir accompagné de raison?
L'acte volontaire est "fait" pour être réalisé, mais il faut aussi avoir le "désir" de le réaliser.
Un acte qui n'est pas volontaire, lorsqu'il est exécuté sous la contrainte ne trouve aucun écho favorable chez celui qui est forcé de l'accomplir.
Aristote dit que "pour agir volontairement" il faut tenir compte des circonstances de la situation particulière dans laquelle il va falloir agir.
Par exemple : un médecin pourrait "tuer" volontairement son patient s'il connaît mal les caractéristiques de la maladie qu'il doit soigner... (c'est lui qui le dit!)
Un acte volontaire suppose une certaine liberté puisqu'il y a la possibilité de choix parmi différentes options offertes.
La volonté ne serait-elle qu'une délibération suivie d'un choix?
La connaissance des circonstances de l'action subordonne la volonté à la raison, surtout dans le cadre du choix puisque l'entendement y compare plusieurs possibilités avant d'en choisir une.
Toujours selon Aristote "le choix préférentiel" inclut la conception de la finalité vers laquelle nous considérons qu'un crime commis par un dément se distingue de celui d'une personne jouissant de toute sa responsabilité. Dans le premier cas la volonté est abolie par la maladie mentale alors que dans l'autre elle se trouve tout au plus amoindrie par le poids des circonstances.
Est-ce que la volonté est une condition de la moralité?
La moralité d'une personne, ce qui dans sa vie ou sa conduite pourrait être jugé bon ou mauvais, suppose qu'elle se détermine elle-même et qu'elle soit l'auteur de ses actions. La volonté de la personne est une condition de possibilités de sa responsabilité vis à vis de ses actes.
Philosophiquement, la volonté constitue un problème dès lors qu'il s'agit d'en faire une sorte de pouvoir substantiel et tout à fait transparent.
Spinoza distingue les "volitions"* de la volonté en tant que faculté, il s'est efforcé de montrer qu'il faut subordonner la seconde aux premières. Autrement dit, il n'existe pas, selon lui, de source volontaire indépendante des finalités que nous poursuivons.
La volonté n'est donc qu'un mot vide de sens et ce que nous choisissons reste toujours déterminé par une cause qui ne relève pas d'un vouloir souverain.
L'autonomie de la volonté par rapport à des motifs sensibles apparaît comme le fondement nécessaire de toute moralité. Une personne qui ferait une bonne action par intérêt, sous la contrainte ou par crainte d'un châtiment ne peut pas considérer cette action comme une véritable bonne action.
Kant dit que rien ne peut être tenu pour valable sans aucune restriction si ce n'est pas une bonne volonté, celle qui est inspirée uniquement par le devoir.
Pour ce qui est de l'expression "volonté générale", celle qu'on peut rencontrer en philosophie politique et chez Rousseau en particulier, elle qualifie le souci du bien commun dont le contrat social permet la protection de la réalisation.
Peut-on logiquement penser que la volonté soit la seule chose qui soit absolument bonne?

(Trouvé sur internet : un exemple de "volition" de la volonté)

Volition : mot venant du latin "volo"=je le veux. Terme employé en philosophie en parlant d'un acte par lequel la volonté se détermine à quelque chose, exemple : les volontés particulières, comme vouloir être célèbre, avoir envie d'arrêter de fumer ou la volonté elle-même.
La mémoire.

(La mémoire est une faille dans le temps présent. "C'est une bien triste mémoire que celle qui ne fonctionne qu'à rebours." Lewis Carroll)
La mémoire est la faculté de se rappeler le passé, elle comporte plusieurs degrés.
D'abord la mémoire immédiate qui enregistre momentanément les informations significatives. Elle est fugitive et son contenu s'élimine rapidement si elle n'est pas travaillée par une contention renouvelée de l'esprit ou une captation inconsciente.
Ensuite la mémoire moyenne qui garde la trace de ce dont nous avons besoin d'un point de vue pratique.
Enfin la mémoire profonde qui détermine notre identité et nous construit sur un plan affectif.
La mémoire suppose un acte de reconnaissance de ce qui a laissé une trace en nous.
Pour Platon, cet acte de reconnaissance est au principe de la connaissance qui consiste à reconnaître en l'âme des connaissances qu'elle possède depuis toujours.
La mémoire nous fait-elle revivre le passé?
Pas si certain!
La mémoire peut ainsi que le découvre le narrateur du "Temps retrouvé" de Marcel Proust, révéler la dimension spirituelle et esthétique du passé.
Plus que la simple restitution d'un moment du passé, la mémoire est la possibilité pour quelques instants de saisir le sens du passé.
La mémoire ne serait-elle qu'une restitution affaiblie de ce qui a été vécu?
Pas si certain non plus!
La nature de la mémoire est problématique dans son rapport au corps parce qu'on peut être tenté de la réduire à un mécanisme cérébral, adoptant ainsi un point de vue matérialiste.
"Des souvenirs se conservent comme des photos dans une boîte et une simple lésion neurologique a pour effet de les réduire considérablement". (C'est de qui? Je ne sais plus)
C'est Henri Bergson qui a eu le premier l'idée de penser la mémoire comme étant la conscience même et non une des fonctions matérielles du cerveau. Celui-ci n'étant que l'organe de l'action et de la sélection de ce qui n'est pas utile et toujours selon Bergson, en cas d'atteinte de la mémoire, c'est seulement cette fonction qui est lésée et non la mémoire elle-même.
Il se fonde sur l'observation de certaines pathologies pour étayer son argumentation, lorsque le cerveau ne peut plus réactiver les souvenirs utiles c'est l'amnésie, quand il ne parvient plus à opérer une sélection c'est l'hypermnésie.
Mais dans les deux cas la mémoire ne disparaît pas avec l'atteinte cérébrale, il lui manque simplement la fonction organique qui lui permet de se déployer normalement.
Dans la mythologie grecque les âmes qui ont oublié les consignes divines sont condamnées à recommencer toujours le même cycle d'épreuves, rendant leur supplice sans fin, tel Sisyphe poussant son rocher.
L'oubli efface tout et s'apparente en cela à la mort.
Il faut donc évoquer le statut paradoxal de l'oubli souvent posé comme une imperfection ou un manque. Il est pourtant aussi la condition même de la mémoire puisque pour se souvenir, il faut être en mesure d'oublier.
L'oubli n'a pas qu'une fonction négative.
Pour Nietzsche, la mémoire alourdit l'existence de celui qui se laisse étouffer par son passé parce qu'il ne sait pas voir en celui-ci qu'une fatalité.
L'humain qui se souvient s'expose au ressentiment contre le temps et à son caractère irréversible.
Seule une certaine dose d'oubli lui permet de vivre.
Peut-on vivre sans oublier?
Oublier sans oublier vraiment? Souvenirs ou obsessions?
Lorsqu'on oublie un nom c'est souvent un autre nom qui nous vient à l'esprit. Freud montre que ce phénomène n'est pas dû au hasard, en effet, l'oubli est en nous plus un défaut de mémoire qu'un phénomène lié au refoulement.
Les souvenirs-écrans sont des souvenirs anodins qui viennent masquer ce que l'on voudrait oublier.
Il faut à tout prix se libérer du passé pour avancer.
Une mémoire totale, intégrale et sans porosité donnerait lieu à une paralysie de la pensée.

(J'aime bien mettre une petite touche humoristique pour "dé-figer" le sérieux d'un thème philosophique, vous l'aviez sans doute remarqué.
Aujourd'hui : "Rien trouvé".
Je m'adresse à tous ceux qui reconnaîtront ce panneau et je leur demande d'accepter toutes mes excuses.
"Il" est (aussi) pour moi le souvenir d'une mémoire douloureuse somme toute bien récente.
"Il" est "notre mémoire collective".)
