30) Sans Queue ni Tête ! Les échanges.



                            Les échanges.


  (Photo Internet)


       L'échange désigne l'acte par lequel plusieurs individus opèrent une transaction, se rendent, se prêtent des biens, ou encore ont recours à des prestations réciproques.

       L'économie a pour objet initial la simple satisfaction des besoins essentiels de l'humain et pour origine naturelle la recherche de la substance.
      Les échanges n'apparaissent qu'avec le développement de la Citè.

      L'échange implique une contrepartie sinon il relève du don gratuit dont il doit être distingué puisque rien n'est proposé ni attendu en retour.
      Cette distinction n'implique pas une opposition fermée et on peut considérer le don comme l'amorce d'un échange social.

      Les analyses de l'ethnologue Marcel Mauss(1872/1950) montrent qu'à partir de pratiques courantes dans certaines tribus amérindiennes, on peut conclure qu'il existe un échange différé à travers le don.
      Dans ces civilisations "donner" présente un caractère très paradoxal puisqu'il s'agit à la fois d'humilier et de prendre un ascendant sur celui qui est contraint d'accepter le don. Ce qui fait que par ce même geste il reçoit aussi un cadeau empoisonné.

      Dans certaines sociétés, l'échange se présente sous la forme de dons réciproques à caractère rituel ou politique.
Le "poltach" ( Barbrook Richard) désigne une manière de surpasser un rival en lui offrant un don bien plus généreux que le sien, un don qu'il ne pourra pas surpasser!
      Il faudrait pour cela, pouvoir rentrer dans une logique d'augmentation progressive des dons pour reconquérir une position sociale menacée ou retrouver un prestige perdu.

     Par l'organisation sociale du travail, des biens et des produits sont échangés. David Ricardo(1772/1823) distingue la valeur d'usage d'un bien qui dépend de son utilité et de sa valeur d'échange. Cette valeur d'échange est le résultat de la quantité de travail nécessaire à le produire. Tous les échanges ont comme mesure réelle : le travail.

     Dans des sociétés économiquement plus complexes, l'échange des biens de consommation est régulé par la monnaie.

     Selon Marx(1818/1883), le capitalisme développe "un travail humain abstrait" qui assure l'égalité universelle de tous les produits du travail humain.
      Tout travail devient une marchandise, ce qui signifie que le "travail humain concret" disparaît, mais il n'en reste pas moins la véritable origine.

      Il s'agit de faciliter ces échanges en dépassant les limites du simple troc!

      Toujours selon Marx, si le travail paie au travailleur l'énergie nécessaire à la production comme une plus-value, l'échange entre l'ouvrier et le capitalisme est inégal.

     Aristote(-384/-322) appelle "chrématistique"(vient de "krema" = richesses) la perversion de l'échange monétaire dont le seul but est l'accumulation des richesses et la spéculation.

     Echanger consiste à donner et à recevoir, ce que l'on échange étant soumis à une mesure commune.


(Image Internet)



     Dans les sociétés où le commerce existe, cette mesure est la monnaie qui permet d'établir une égalité quantitative entre deux produits différents.
     Selon Aristote, la valeur monétaire des choses n'est pas fondée en nature, mais purement conventionnelle.




Article ajouté le 2008-08-18 , consulté 221 fois

Commentaires


Annick site : http://blogannick.over-blog.com | le 21/08/2008 à 05:13:10
c'est tellement bien le véritable échange....
ne doit pas être à sens unique bien sur...
et les échanges de bons procédés?
amicalement de Cayenne.
Pour Annick le 21/08/2008 à 12:43:10
J'ai oublié les échanges de bons procédés!!!
Bonne journée
Avec toute mon amitié
viviane

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