42) Sans Queue ni Tête ! Le paradoxe du Mal.




 
Le paradoxe du Mal.


(C'est une image connue!)

      la fin du texte sur les Interdits et les Tabous, j'avais terminé en parlant de la nécessité du transgressant, autrement dit la nécessité du hors-la-loi.

      Le transgressant n'est pas seulement le voyou, il y en a dans toutes les strates d'un peuple. Le transgressant c'est celui qui enfreint toutes les grandes règles morales, éthiques ou civiles d'une société, des lois au sens universel du terme.


     Le Mal est la dimension sans laquelle le Bien n'existerait pas. Il faut comprendre le sens profond du Mal si nous voulons comprendre le sens de notre évolution.

     Kant a dit : "Agis de telle sorte que la maxime de la volonté puisse être érigée en loi universelle."

     Un humain peut transgresser la morale ou l'éthique tout en restant dans le cadre de la loi.

     Mais oui! voici des exemples très actuels:

     - Un employeur peut payer ses employés au plus bas salaire légal même s'il sait qu'ils ne pourront pas vivre avec, de façon décente.
     - Une personne aisée va détourner la tête devant un sans-abri
     Vous en voulez d'autres... Non, vous avez bien compris que le transgressant n'est pas forcément celui qui rafle le sac d'une dame âgée ou pas!

     Egoïsme!!!

     Même si nous sommes obligés de reconnaître que le Mal est un mécanisme pour l'évolution, il ne faut en aucun cas le valoriser ou l'accepter, mais le combattre.
    Pour le combattre, il faut en déchiffrer les fonctionnements négatifs qui permettent à quelqu'un d'abuser de ses semblables

     Socrate a dit : " Seul celui qui comprend la beauté du pardon est capable de juger ses semblables."

     Nous nous trouvons devant un paradoxe étrange où le Mal et le transgressant sont nécessaires et en même temps automatiquement condamnables.

     En améliorant notre compréhension de la transgression on peut améliorer les systèmes d'éducation et de pénalisations.

     John Stuart Mill, grand penseur du libéralisme a dit : "Si quelqu'un commet un acte nuisible pour les autres, il y a une raison "prima facie" de le punir par la loi et si des sanctions légales ne sont pas applicables, on peut sans danger faire appel à la désapprobation générale."
     Quand il parle de désapprobation générale, il est clair qu'il désigne directement les médias.
     Normalement, ce serait aux médias de traquer et de désigner, sans tenir compte de tels ou tels intérêts ( pour que cessent certaines transgressions autorisées) de parler de certaines dictatures, des abus des célébrités... (pas interdit d'en trouver d'autres!)

     Lorsque le travail d'information n'est pas fait, le peuple à tendance à considérer ces abus comme une normalité.

     Si l'humain veut progresser vers plus d'humanité et ne pas régresser vers l'animalité, les transgressions ne doivent pas rester impunies.

     Il serait possible de tracer une histoire de la transgression à partir de nos instincts naturels devenus des interdits naturels, des tabous en y incluant les transgressants et les législateurs.
     On constaterait que le filet se resserre sur la liberté de transgresser.

     S. Freud a dit : " La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions."

     Il est nécessaire de considérer comme un outil de construction vers une perfection,  l'ensemble des défauts que nous avons hérité de notre nature primitive.

(Illustration trouvée sur Internet - Beaucoup de ceux qui passeront ici connaissent aussi cette image! ne serait-elle pas un peu "à l'envers" ? Paradoxe?)






Article ajouté le 2008-10-12 , consulté 129 fois

Commentaires


la petite faucheuse site : descarcteresderika.over-blog.com | le 13/10/2008 à 11:49:43
Bonjour Viviane
as tu passé un bon weekend?
Pour couper l'herbe sous les pieds de Jean, je dirais que la première transgression a été commise par Eve qui a croqué la pomme (malus en latin) et que cet acte a donné son nom au mal. A-t-il été inventé par la femme?
Sans vouloir généraliser, je dirais que la femme y connaît un rayon en la matière. Certaines d'entre vous ont une ingéniosité débordante.
Tu dois connaître qq exemples.
Mais passons.........

C'est étrange cette habitude de donner un nom de fruit au mal ou à son résultat ou au résultat d'un acte manqué!!!
ne dit on pas :
- "Prendre une prune" lorsqu'on commet une infraction contraventionnelle?
- "Se faire bananer" à un examen lorsqu'on l'a raté?
- "Prendre une pêche" au cour d'une bagare?
................

Bien sûr ta conclusion est exacte.
Mais le législateur, il y a des temps reculés n'a-t-il pas dû lui même enfreindre la loi divine (à cette époque) :
- Tu ne tueras point (peine capitale)
- Tu ne voleras point (perception des taxtes)
- Tu ne convoiteras pas la femme d'autrui (droit de cuissage)
- Tu ne mentiras point (raison d'Etat)
et bien d'autres..........

Peut être nous feras tu un billet sur l'état de nécessite et la légitime défense par la suite.
bonne semaine.
Pour la petite faucheuse le 14/10/2008 à 09:03:15
La femme a bon dos et évidemment l'homme n'a rien à se reprocher...
Admettons que Eve puisse avoir commis la première transgression (ce dont je doute : voir les Testaments)c'était une transgression d'ordre moral et l'homme s'est bien repris par la suite pour occuper la première place dans les transgressions de toutes natures.
Les expressions que tu cites sont du langage populaire et pour la plupart récentes.
Bien entendu que les législateurs comme tous les autres ont enfreint la loi puisqu'il n'y avait pas de lois. Les lois dites naturelles ont été remplacées par des interdictions "légales".
Je ne sais pas si je suis capable de parler honnêtement de la nécessité de la légitime défense. Je vais y réfléchir.
Bonne journée
Amitiés
Viviane
la fée-buse site : http://descaracteresderika.overblog.com | le 16/10/2008 à 10:42:36
tu connais une autre représentation des ces singes?
j'en ai vu une avec quatre singes. le quatrième place ses mains sur son derrière. On ne sait jamais!!!
hihihihihi!!!
Farfadet site : www.mirebalais.net | le 20/10/2008 à 12:17:55
Le mal, souvent est un bien qui n'est plus à sa place et qui se défini par la régression... Pour le moins , il empèche de progresser...
Mais parce qu'il est un obstacle, sur notre route, le dépassant sans l'éviter mais en s'y étant confronté, il nous permet de progresser et d'aller plus loin encore en avant...
J'aime beaucoup l'image de Saint Georges qui a vaincu le dragon mais ne l'ayant pas tué, le tient en laisse.
Image du mal maitrisé et transformé en ... Bien ...

Un petit article sur le sujet : Le mal et point "0"
www.mirebalais.net/article-3804460.html

Bien amicalement.
Jean site : www.blogdei.com/bergerie/index.php/ | le 22/10/2008 à 09:56:44
Oui le mal est parfois un paradoxe,
car parfois il faut un mal ou un bien !!!
Sincèrement
Jean
Pour Farfadet le 24/10/2008 à 15:24:20
Ton raisonnement est tout à fait logique!
Merci pour le lien.
Bonne fin de journée
Amitiés
Viviane
Pour Jean. le 24/10/2008 à 15:27:14
Un paradoxe! oui c'est certain!
J'avais un prof qui nous disait souvent "il faut profiter de votre erreur pour avancer..."
Bonne fin de journée
Amitiés
Viviane

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